une femme se fait masser en institut. Elle parait heureuse. Ce n'est pas de l'égoïsme, c'est prendre soin de soi

L’égoïsme réhabilité

On t’a appris que l’égoïsme était un défaut. Un vilain mot. Quelque chose dont il fallait avoir honte. On t’a menti. Ce qu’on t’a appris à fuir, c’est l’égocentrisme (regarder le monde en ne voyant que soi, sans considération pour les autres). Ça, oui, c’est un problème. Mais l’égoïsme, le vrai, c’est autre chose. C’est savoir ce dont tu as besoin. Poser tes limites sans t’en excuser. C’est faire attention à toi avec la même bienveillance que tu accordes si facilement aux autres. C’est te choisir, toi, avant de te dissoudre dans les besoins de tout le monde. Ça n’a rien à voir avec de l’indifférence. C’est simplement prendre la responsabilité de ton propre bonheur au lieu de l’imposer aux autres.

Parce qu’au fond, comment peut-on offrir une écoute sincère, une présence lumineuse ou un amour véritable si l’on est soi-même un vase vide ? S’oublier n’a jamais été un acte de générosité, c’est une lente déconnexion de son essence. Réhabiliter l’égoïsme, le sain, c’est s’autoriser à remplir son propre réservoir d’énergie en premier.

Ce n’est pas vivre contre les autres, c’est enfin vivre avec soi-même. Un acte de courage et de lucidité nécessaire pour rayonner, sans se consumer.

L’égoïsme c’est Se choisir pleinement .