L’égoïsme réhabilité
On t’a appris que l’égoïsme était un défaut. Un vilain mot. Quelque chose dont il fallait avoir honte.
On t’a menti.
Ce qu’on t’a appris à fuir, c’est l’égocentrisme (regarder le monde en ne voyant que soi, sans considération pour les autres). Ça, oui, c’est un problème.
Mais l’égoïsme, le vrai, c’est autre chose.
C’est savoir ce dont tu as besoin. C’est poser tes limites sans t’en excuser. C’est faire attention à toi avec la même bienveillance que tu accordes si facilement aux autres. C’est te choisir, toi, avant de te dissoudre dans les besoins de tout le monde.
Ca n’a rien à voir avec de l’indifférence. C’est simplement prendre conscience que tu ne peux pas donner ce que tu n’as pas.
Parce que quand tu ne te choisis pas, tu te vides. Tu continues de donner, de porter, de tenir, jusqu’au jour où il ne reste plus grand-chose. Alors tu t’écroules.
Se choisir devrait être la première chose qu’on apprend à une petite fille. D’ailleurs tu remarqueras que cette notion pose beaucoup moins de problème aux hommes. La société l’a voulu ainsi.
En tant que femme, être égoïste c’est se choisir pour ensuite donner aux autres.
C’est un acte fondateur.
Et il commence aujourd’hui.


